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Jamais sans mon Damart

Voilà un domaine où je m’aventure peu : la mode, pas la Mode, celle que des couturiers parisiens et milanais font défilés sur des podiums au milieu d’une jet-set au luxe immonde, si bien mise en valeur par Martin Parr, mais celle de l’homme et de la femme du quotidien – enfin, je ne sais que trop bien que les quotidiens sont multiples. Ainsi aujourd’hui j’ai donc franchi le seuil d’une boutique… Damart. Oui, cette noble institution française fondée en 1953, branche la plus connue de la compagnie Darmatex, qui doit sa renommer à un tissu isolant gardant efficacement la chaleur corporelle, appelée communément « damart » mais dont le nom officiel est Thermolactyl. Les vêtements possèdent chacun une qualité d’isolement mesurée sur une échelle allant de 1 à 5.

Le premier choc en entrant dans cette boutique, c’est l’âge de la clientèle. A vrai dire, en additionnant la moyenne d’âge à celle d’une boutique de Jennyfer, on pourrait peut être atteindre 40 ans, ce qui, vous l’aurez compris, nous amène au premier constat, renforcé il est vrai par l’heure (le milieu de la matinée) : Damart attire, ou est, essentiellement une marque pour senior. Je me rappelle d’ailleurs que mes deux grand-mères étaient aussi abonnées, d’où l’influence sur mes parents, et la raison de la présence dans mon armoire ancienne de deux t-shirts de cette marque. Il est clair que l’ancien aspect du Thermolactyl leur donne un aspect pelucheux et vieillot, mais, au milieu de l’hiver, la révélation me vient soudain : c’est chaud ! Bien sûr, ce qu’un Damart donne, un bon pull le fait aussi, mais là, le rapport épaisseur / chaleur est vraiment positif (c’est à dire qu’on ne ressemble par à un bibendum en voulant avoir chaud, sous quatre tonnes de pulls…). Et me voilà au début de mon enquête, la boucle est bouclée.

Heureusement, le temps aidant, Damart sort de sa niche et s’en va chasser sur d’autres terrains, notamment les sportifs, et les plus jeunes. Et là, voici la fibre « Thermolactyl evolution » : c’en est finit de l’aspect pelucheux, remplacé par une apparence moderne, synthétique, qui respire le dynamisme, rehaussé par le choix de la couleur, un superbe noir brillant. Bref, le nouveau Damart est arrivé, le fond, son pouvoir isolant, est toujours aussi présent, et la forme a rattrapé le style de l’époque. Fini les pulls, gilets, polaires, châles, anoraks, etc. Un t-shirt invisible couplé avec un sweat, un polo, une chemise, et pour les plus frileux, la même chose en caleçon, et nous voilà paré pour affronter l’hiver.

Hum… Trois paragraphes de louange, et je suis même payé, juré ! Simplement je constate qu’à mesure que les ans passent, l’hiver et sa froideur me grève de plus en plus l’existence. A la fois physiquement, par de petites contrariétés, et mentalement : alors pour la seconde, je peux vous conseiller d’ajouter un nez de clown à toutes vos pensées (effet garanti) et prier pour le soleil, pour la première, ma réponse est : un bon feu de bois, ou quand il n’y en a pas, Damart est là !

Pour finir ce message publicitaire, autant vous donnez le site : Damart (et le fameux t-shirt). OK, on essayera pour la prochaine fois quelque chose plus sexy, du style « gros plan sur les caleçons Ralph Lauren » ou « nouvelle collection 2010 Armani »… Ah non ! Quoi ? Vous vous croyez sur un blog de mode ? La seule motivation de ce billet est que votre serviteur a froid. Nah !

C‘est à la science-fiction que je dois une certaine ouverture d’esprit – et plus généralement à la littérature dans son ensemble. En me faisant découvrir des situations, et les sentiments sous-jacents, parfois forts éloignés de mes conditions de vie, ces écrits m’ont poussé à me poser des questions, à me forger un avis au fil des mots : quel est mon opinion, sur ces choses, ces situations décrites, et par ricochet, mon avis sur le monde actuel. Ainsi, La Guerre Éternelle de Joe Haldeman présente un monde où des soldats s’en vont guerroyer dans de lointaines étoiles et souffrent constamment du décalage temporel : alors qu’ils reviennent d’une mission de 2 mois, plus de 100 ans se sont écoulés sur Terre, créant au fil des missions un décalage de plus en fort entre les « vétérans » et ceux restés au bercail – parabole de celui connu par les soldats démobilisés s’étant battus au Vietnam et revenant aux États-Unis après la guerre. Dans le livre, à leur retour, un RMI confortable existe pour tous, et la plus grande difficulté du citoyen moderne est de savoir quoi faire de sa vie si « confortable », mais où les soins performants ne sont réservés qu’aux personnes « utiles » à la société, les autres ne pouvant compter sur rien. De plus, suite aux dangers du surpeuplement, l’homosexualité est devenu une norme obligatoire pour les citoyens, et les hétérosexuels sont traités de « vieux boucs » et doivent cacher leur (dés)orientation. Ce procédé d’inversion, même si l’action à pour cadre un avenir d’imagination, pousse à s’interroger sur des notions qui sont au coeur même des débats politiques actuels : le mariage homosexuel, et plus généralement, le combat pour les mêmes droits quelque soit son orientation sexuelle ou son « genre ». Lorsque l’on voit l’hostilité de certains envers les mariés de Bègles (où le maire célébra illégalement un tel mariage), on prend mieux conscience de la fermeture d’esprit, de la haine latente qui parcours le monde de ses veines malignes.

Je pourrais citer bien d’autres exemples : que ce soit la colonie Beta de la saga Vorkosigan de Bujold, sorte de paradis libertaire sous surveillance psychologique, ou l’ensemble de Jackson du même cycle, où tout s’achète et se vend, même un clone pour y mettre votre cerveau et prolonger ainsi votre vie au prix d’un meurtre, ou bien plus légèrement, le rapport aux vêtements et à la nudité des elfes dans les romans issus de l’univers des Royaumes oubliés (car cacher, c’est finalement créer l’envie de voir la chose ainsi masquée). Comment ne pas citer Asimov et ses robots, qui révèlent et relèvent finalement beaucoup de l’humain, ou bien Heinlein, héraut de l’humanité scientifique et débarrassée des obscurantismes du passé, ou encore certains jeux vidéo (notamment Xenosaga) qui se targue même d’aller toucher à la philosophie la plus complexe. Et puis, un dernier mot pour les classiques, comment ne pas les citer ? Star Wars (le pouvoir, l’univers, la tentation), Dune (le pouvoir, aussi, la place de l’écologie au sein d’un peuple) et le Seigneur des Anneaux (le pouvoir et ses guerres, la corruption du coeur de l’homme, la beauté de la nature). Et sans oublier, un dernier thème commun à tous : l’amour, même si pour celui-ci, j’ai trouvé et éprouvé bien plus sous la plume triste d’un Zweig ou la douce-amère d’un Vian.

Non, vraiment, l’héritage de tous ces elfes, ces vaisseaux, ces extraterrestres belliqueux ou pacifistes, tous ces mondes sensés et insensés, qui ont bercé mon enfance et mon adolescence ne saurait être déconsidéré : ils ont été, et demeurent pour mon esprit, les portes de la liberté, et avec elle, du doute.

Bonne année 2010 !

Bonne année 2010 ! Qu’elle vous apporte pleins de petits moments de joies, de rires, et de bonheur à vous et vos proches !

Paul Laffoley, Orgone Monitor

En cette fin année, le programme des différents musées parisiens va bientôt changer, ainsi voici un aperçu (amateur, car il faut dire que des sites le font mieux que moi) de ce qu’on peut trouver. N’étant pas spécialiste, je me contenterai d’une carte phrase pour agrémenter les expositions vues, dans le but d’en donner une petite idée et décider les intéressés.

Paris présente l’avantage d’avoir le plus impressionnant ensemble de musées de France en un même lieu, présentant de vastes collections culturelles, dans tous les styles et pour tous les goûts, si on se donne la peine de pousser les portes de ces bâtiments qui parfois impressionnent, et de s’arrêter un moment pour fouiller et découvrir, ce qui, dans cette incroyable amas de tableaux, sculptures, objets, films, nous touche vraiment.

On notera les doublons : la ville de Paris possède ses propres musées, et la plupart des musées nationaux sont situés à Paris, on a donc deux musées d’arts contemporains, deux musées d’arts asiatiques, etc. Mais on ne va pas s’en plaindre, non ?

Musée des arts décoratifs

  • Toulouse-Lautrec affichiste (18 juin 09 – 3 janvier 10), hommage à l’artiste à travers d’autres contributions à côté des siennes
  • Il était une fois playmobil (10 décembre 09 – 9 mai 10), une innocente retombée dans l’enfance joyeuse

Grand Palais

  • Renoir au XXème siècle (23 septembre 09 – 04 janvier 10)
  • De Byzance à Istanbul (10 octobre 09 – 25 janvier 10), un aperçu rapide de l’histoire riche d’une cité que ne l’est pas moins
  • Monumenta 2010 (13 janvier 09 – 21 février 10) (Christian Boltanski)

Petit Palais

  • Fernand Pelez, la parade des humbles (jusqu’au 17 janvier 10)
  • Henry Cros (jusqu’en février 10)

Musée d’Orsay

  • James Ensor (20 octobre 09 – 4 février 10)
  • Art Nouveau Revival (20 octobre 09 – 4 février 10)

Centre Pompidou

  • Soulages (14 octobre 09 – 8 mars 10)
  • Jim Hodges (14 octobre 09 – 18 janvier 10)
  • La subversion des images (23 septembre 09 – 11 janvier 10)

Musée Carnavalet

  • Caricatures anglaises de la révolution française (30 septembre 09 – 3 janvier 10)

Palais de Tokyo

Musée d’art moderne de la ville de Paris

  • Deadline (16 octobre 09 – 10 janvier 10), une plongée radicale dans les derniers travaux d’artistes, obsédés par leur mort prochaine

Musée Hébert

  • Fermé temporairement

Musée Rodin

  • Matisse & Rodin (23 octobre 09 – 28 février 10)

Et voilà, en espérant que vous y trouverez quelques bonheurs à cette énumération, et du temps pour vous y rendre !

Cher G., je te te dois des excuses pour un fait ancien, qui remonte à nos années d’études insouciantes et innocentes, et que peut être tu as oublié. Hélas ou heureusement, pas moi, ce fait, ou plutôt les doutes qui lui sont rattachés, n’ont cessé de revenir parfois me hanter. Ils sont toujours là, mais autant faire aujourd’hui mon Mea Culpa et revendiquer ma faute.

Un jour, en toute confiance d’amitié, tu nous avais confié ton vote pour la LCR. Nous avions, et je n’étais pas le dernier, accueilli avec dédain et supériorité ce choix. Prétextant de son irréalité, de la violence destructrice et haineuse que revendiquent ces révolutionnaires institutionnalisés. Oui ce choix m’apparaissait à l’époque insensé et vain, en un mot absurde, et indigne de ton intelligence.

Mais alors que les ans passent, je m’aperçois de la profonde irréalité de notre monde, ou plutôt, puisqu’il est trop bien réel, de son absurdité complète. Comment peut on qualifié autrement un monde où les responsables de la catastrophe meurtrière de Bhopal en 1984 sont toujours en liberté ? Eux qui ont condamné des enfants, ont tué, non pas pour défendre une cause, sinon celle de l’argent et de leur profit : en-sont elles vraiment des causes ? Ou est-ce simplement irresponsable ? Un monde où l’action Sanofi-Aventis monte grâce aux vaccins, et en raccourci, grâce à la grippe A ; où les industries pharmaceutiques refusent d’aider les nations pauvres, voir leur mettent des bâtons dans les roues, pour, encore et toujours, s’assurer de leurs profits (voir les accords APTIC et le procès de Johannesbourg) ? Un monde où on extermine des espèces, et l’humaine en premier au son d’un joyeux requiem multicolore en télédiffusion ? Où chaque professeur, infirmier, aide social, doit accomplir sa mission sacré avec toujours moins de moyen et toujours de plus de travail, que dis-je, de motivation et de volonté ? Pourquoi ne sommes nous pas choqués par le fait que les médias appartiennent à des grandes groupes privés d’armements ? Qu’un « lycée airbus » existent ? Que les hommes et femmes politiques nous mentent éhontément ? Que les facs deviennent des entreprises en concurrence ? Que peu à peu, le citoyen s’efface devant le consommateur, consommateur de savoir, de lien plus ou moins sociaux, et finalement de vie ? Oui à présent, j’ai une conscience de la tragédie aiguë de notre monde, de son silence assourdissant face à notre quête de sens, et notre aspiration vers un monde meilleur. Ce que je comprends à présent, c’est cette volonté de révolte devant ces choses qui autrement ne pourraient que faire pleurer… ou rire, d’un grand rire absurde et vide de toute chaleur, plus une crispation, une grimace qu’un rire en fait.

Mais la révolte n’est pas la révolution. Et je reste sceptique envers la perversion qu’est le dogme, la religion marxiste, alors qu’à la base il s’agit d’un grand penseur avec des idées brillantes, novatrices, toujours d’actualité, et non pas d’un énième prophète à l’absolu et unique vérité. Et le scepticisme laisse place à la peur envers ceux qui brandissent, tel une effigie de la Sainte-Vierge, l’icône du boucher de Kronstadt, l’assassin de l’armée rouge qu’est Trotsky, ce « Staline manqué ». Mais je comprends aussi le dégoût parfois, souvent légitime même, face aux égarements centristes du PS et de l’horreur UMP et cette envie brûlante de changement, d’espoir en un tournant radical à notre portée, même si c’est sous le drapeau rouge, déjà trop tâché de sang. Je comprends enfin et respecte ce choix, son espérance, sa légitimité, sa douleur et sa violence intimement mêlées. Est-ce le bon pour nos idéaux, que j’ose dire commun, que sont une vie meilleure pour le plus grand nombre ? Si nous en étions sûr, alors il n’y aurait plus de questions ni de débats. Alors nous serions apaisés et heureux, sûr de voguer dans la bonne direction, utopie rouge, verte ou même bleu. Or comme dit le proverbe, « respectons ceux qui cherche la vérité, craignons ceux qui la trouve » : rien n’est sûr, rien n’est acquis, et il faut toujours lutter et réfléchir, ce qui finalement, revient pour moi un peu au même.

Oui, même si ce n’était pas le miens, ton choix, je le comprends et respecte enfin.

(Mea Culpa I)

Transitivité des verbes

Dans une proposition, le verbe est un élément central : en effet, il permet généralement de comprendre l’action en cours, ou l’état du sujet. Un verbe peut avoir un complément d’objet, par exemple : Claudia aime le chaton.  On parlera dans ce cas de complément d’objet direct (ou COD), et le verbe sera dit transitif direct. Dans la phrase suivante, Le chat joue à la balle, le complément d’objet débute par la préposition à, on parlera alors de complément d’objet indirect (ou COI) et le verbe sera dit transitif indirect. Dans la construction suivante, Cynthia mangera bientôt, on remarque qu’il n’y a qu’un adverbe de temps après le verbe et pas de complément d’objet. Le verbe est alors intransitif. De même on peut avoir dans une même phrase un COD et un COI : Antonia donne une balle au chaton. Dans ce cas là, le COI est dit complément d’objet second (ou COS ou encore complément d’attribution).

Il est important de distinguer les possibilités offertes par un verbe et son utilisation dans la phrase. Ainsi si dans la phrase : Cynthia mangera bientôt, manger est intransitif, dans celle-ci : Cynthia mange une pomme, manger est transitif direct. De plus, on parle parfois de transitif sans précision dans le sens de transitif direct. Dans le dictionnaire Larousse par exemple, il existe plusieurs définitions pour le verbe donner (transitif direct, transitif indirect, intransitif, pronominal) correspondant à chaque utilisation possible, et qui font varier le sens du verbe.

L‘adjectif épithète (= se joint à un nom sans liaison verbale) en latin s’accorde en genre, nom et cas avec le nom qualifié. Les adjectifs sont répartis en classes : nous verrons dans ce billet la première classe qui suit les modèles masculins de la seconde déclinaison pour le masculin, le modèle de la première déclinaison pour le féminin, et le modèle neutre de la seconde déclinaison pour le neutre.

Exemples d’adjectif :

  • bonus, bona, bonum : bon (modèle de dominus, i, m. pour le masculin (2ème déclinaison), rosa, ae, f. pour le féminin (1ère déclinaison), forum, i, n. pour le neutre (2ème déclinaison))
  • miser, misera, miserum : malheureux/malheureuse (pour le masculin, suit le second modèle de la 2ème déclinaison : puer, i, m.)
  • pulcher, pulchra, pulchrum : beau/belle (pour le masculin, suit le modèle ager, agri, m. de la 2ème déclinaison variante de puer avec la flexion modifiant du radical)

Le complément de l’adjectif (une cave pourvue de nombreuses torches) se met au cas décidé par le mode de construction de l’adjectif. Ainsi pourvu, en latin praeditus, à son complément à l’ablatif. Il est nécessaire d’apprendre, en même temps que sa définition, le mode de construction du complément. Une autre solution est l’utilisation de préposition qui implique elle-même un cas à utiliser.

Le superlatif, qui peut être de supériorité ou d’infériorité et absolu (très, fort, bien – par de référence à quelque chose d’autre) ou relatif (le plus – en référence à un ensemble). Pour former celui de supériorité, on rajoute un suffixe au radical : issimus ou  errimus (si c’est un masculin dont le radical se termine par er). On peut aussi avoir des superlatifs irréguliers comme maximus (superlatif de grand). Les superlatifs se déclinent comme les adjectifs de la première classe (modèle de bonus). Pour former celui d’infériorité on rajoute devant l’adjectif minime.

Le complément du superlatif (le plus valeureux des guerriers) se met au génitif, ou avec la préposition ex/e, à l’ablatif.

Le groupe génitif de qualité détermine toujours un nom et est formé d’un nom et d’un adjectif le tout au génitif ou à l’ablatif. Exemple : une femme d’une grande beauté.

L’apposition est le fait de mettre un élément nominal dans la dépendance d’un autre – le principal. La relation est semblable à celle d’un attribut pour son sujet ou entre un épithète et le nom qu’il qualifie. Le dépendant s’accorde en genre et nombre et ce met au même cas que le principal. Exemple : la France, pays du vin / Athéna, déesse de la sagesse. Certains grammairiens parlent de substantif épithète.

L’adjectif substantivé (transformé en nom) se forme à partir du masculin (ou quelquefois du neutre). Exemples :

  • Romanus, a, um : romain. Romanus : le Romain.
  • Bonus, a, um : bon. Bonum : le bien

Et voilà ! Vous remarquerez qu’il manque le comparatif, mais ce sera l’occasion d’un prochain billet ou de revenir sur celui-ci pour l’ajouter.

La seconde déclinaison en latin comporte essentiellement des noms masculins et neutres. Pour le genre masculin, elle comporte deux modèles. Pas d’inquiétude, les différences entre le premier et le second modèle sont minimes, ainsi on peut très bien en apprendre qu’un seul et ne mémoriser que les changements à apporter pour obtenir le second.

Seconde déclinaison

Genre masculin, modèle 1, dominus, i, m. : le maître

Cas Singulier Pluriel
Nominatif dominus domini
Vocatif domine domini
Accusatif dominum dominos
Génitif domini dominorum
Datif domino dominis
Ablatif domino dominis

Genre masculin, modèle 2, puer, i, m. : l’enfant

Cas Singulier Pluriel
Nominatif puer_ pueri
Vocatif puer_ pueri
Accusatif puerum pueros
Génitif pueri puerorum
Datif puero pueris
Ablatif puero pueris

Genre neutre, forum, i, n. : le forum

Cas Singulier Pluriel
Nominatif forum fora
Vocatif forum fora
Accusatif forum fora
Génitif fori fororum
Datif foro foris
Ablatif foro foris

Et voilà ! Nous avons maintenant vu la première et la seconde déclinaison.

En latin, on donne un nom se compose de deux choses : le radical et la terminaison. Le latin est un langue qui utilise la flexion ( = modification) des noms pour exprimer leur fonction (sujet, complément d’objet, complément d’objet indirect ou d’attribution, etc.). La flexion d’un nom modifient toujours sa terminaison, permettant ainsi de reconnaître sa fonction, et plus rarement, son radical. Suivant son radical, le nom va appartenir à une déclinaison, c’est à dire un ensemble des formes (les cas) que peut prendre le nom suivant sa fonction.

Il existe en latin 7 fonctions (dont une, le locatif, ne s’appliquant que pour certains noms) qui sont, avec leur fonction entre parenthèses : le nominatif (sujet : Claudia est belle), le vocatif (apostrophe : éh Claudia !), l’accusatif (complément d’objet direct : J’embrasse Claudia), le génitif (complément de nom : C’est le chat de Claudia), le datif (complément d’objet indirect ou d’attribution : Je prends à Claudia ce châle), l’ablatif (complément circonstanciel de manière, de moyen, d’origine) et enfin, le mystérieux 7ème, le locatif (lieu où l’on est, généralement comme le génitif singulier).

Le latin possède 5 déclinaisons, et pour chaque déclinaison, la proportion des genres changent considérablement. Le latin possède trois genres : masculins, féminins et neutres. De plus, pour chaque genre, il y a des « variantes » en fonction du radical du nom. Pour savoir à quelle déclinaison appartient un nom, il faut regarder la lettre finale de son radical : a (1ère), o (2ème), i (3ème), u (4ème), e (5ème). Néanmoins ce n’est pas suffisant, notamment pour les radicaux ne se terminant pas par une voyelle, il faut alors regarder également le génitif donné par la définition : ae (1ère), i (2ème), is (3ème), us (4ème), i (5ème). Oui, effectivement entre la 2ème et la 5ème, c’est pas clair.

Le système n’est pas parfait : ainsi, certaines terminaisons sont les mêmes, entraînant un doute quand à la fonction du nom (que seule une étude attentive de la phrase peut enlever). De plus l’effort de mémorisation est assez grand : deux tableaux par genre et par déclinaisons, un pour la forme pluriel et pour la forme singulier,  plus les variantes de radicaux, cela fait très vite beaucoup de cases à se mettre en tête !

Un nom latin dans un dictionnaire ou un vocabulaire est donné sous deux formes : le nominatif (pour le sujet) et le génitif (complément de nom). Généralement pour la seconde, on ne donne que la terminaison. En plus de ces deux formes, on donne le genre, qui peut être masculin, féminin ou neutre.

Première déclinaison (la plupart des noms sont féminins sauf pour des noms d’hommes ou de fleuves, divinités masculines pour les romains)
rosa, ae, f : la rose

Cas Singulier Pluriel
Nominatif rosa rosae
Vocatif rosa rosae
Accusatif rosam rosas
Génitif rosae rosarum
Datif rosae rosis
Ablatif rosa rosis

Voilà pour la première déclinaison. Déjà on peut noter plusieurs choses : la marque de l’accusatif singulier est généralement « m », celle de l’accusatif pluriel « s » en reprenant la voyelle de fin du radical. Quand au génitif pluriel, on remarque le « rum » qui reviendra comme motif. Pour mieux mémoriser, on peut également retenir « l’aspect » du tableau (nom et voc pareil, gén et dat aussi au singulier, dat et abl aussi au pluriel).

Et voilà ! Le premier pas est fait, les mots clés sont en place (radical, terminaison, flexion, fonction, déclinaison, cas, les 7 cas, et la définition avec deux formes (nominatif & génitif). Macte ! (courage)

Parfois m’étreint la nostalgie des cours de recréation de notre enfance. Ou plus globalement, l’idée même de l’école. Même si la cruauté des jeunes années d’enfance, où certaines particularités physiques ou simplement un patronyme joyeux – voir une certaine timidité – peuvent transformer certains jours en terribles épreuves, généralement cela faisait du bien. Imaginer ! Passer 7h en compagnie de ses amis – certes avec un vieux monsieur en train de parler au loin, mais voilà, on était là, ensemble, à l’écouter, tout en réfléchissant à ce qu’on allait faire à la prochaine récré. Jeux de billes, de sports, cache-cache, bataille rangée, ou simplement discuter, déjà, du beau temps, de la vie et de tout ça. De temps en temps il fallait ouvrir quelques livres qui prenaient la poussière, bien sûr, et faire semblant d’avoir compris ce qu’était un COD, alors qu’en fait on se contentait de repérer le groupe de mot juste après le verbe sans rien piger. Mais même ça avait son charme, et puis après, on rentrait chez soi, un bon goûter nous attendait, et le lendemain, c’était presque avec joie – et j’insiste sur le presque – qu’on franchissait à nouveau les grilles de l’école.

Non vraiment, parfois cette nostalgie vient bercer mon coeur d’une berceuse amère, lorsque je vois la tronche que tire les collègues de boulot, l’invisibilité global entre inconnus, ou la rareté des relations humaines et vraies, que vient, un soir ou le temps d’une après-midi, briser les liens de l’amitié. Ah ! Si nous pouvions travailler qu’entre amis. Mais je ne pense pas que le monde de l’entreprise tel qu’il est soit propice  à l’amitié – quand du jour au lendemain on peut être virer, je comprends que certains mettent des freins à sympathiser, où la porte franchie, efface de leur mémoire leur professionnelle compagnie. Enfin, les amis sont le seul rempart contre cette nostalgie – et c’est bien normal, car finalement, de cette période dorée, c’est le meilleur que l’on a conservé : l’amitié.

(Humeur I)

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